LE ROLE DE L'ANALOGIE DANS LE DÉCHIFFREMENT DE L'ÉCRITURE MYCÉNIENNE LINÉAIRE B

I. Le problème Découverte des tablettes A et B par Evans à Cnossos. Découvertes subséquentes. Analogies existant entre les deux écritures linéaires A et B. Preuve de leur caractère syllabique par analogie avec l'écriture C (cypriote) dont un texte bilingue avait permis le déchiffrement dè... Ausführliche Beschreibung

1. Person: Zafiropulo, Jean
Quelle: in Dialectica Vol. 17, No. 4 (1963), p. 307-327
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Format: Online-Artikel
Sprache: French
Veröffentlicht: 1963
Beschreibung: Online-Ressource
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520 |a I. Le problème Découverte des tablettes A et B par Evans à Cnossos. Découvertes subséquentes. Analogies existant entre les deux écritures linéaires A et B. Preuve de leur caractère syllabique par analogie avec l'écriture C (cypriote) dont un texte bilingue avait permis le déchiffrement dès 1871, mettant en relief les règles particulières de grammaire relatives à C. L'écriture C écrit le grec. Etablissement de la théorie pan-minoenne de Evans : la civilisation minoenne (c.à.d., pour Evans, la civilisation Cretoise) débute avant la civilisation mycénienne (c.à.d., pour Evans, avant la civilisation achéenne grecque sur le continent). Or, il existe une forte analogie entre toutes les formes d'expression de ces deux civilisations, en outre, l'écriture B dérive de l'écriture A dont elle constitue un perfectionnement. Donc, conclut Evans, les Minoens conquirent les Achéens, leur imposant les diverses formes de leur culture et en particulier leur écriture B. Selon cette théorie, Tart d'écrire nacquit, ici, en trois phases : A et B sont, alors, deux phases minoennes et la phase C, qui leur est postérieure, serait une adaptation de B en vue d'écrire syllabiquement le grec, avant que les écritures phonétiques phéniciennes ne fussent connues. Le minoen ne nous est connu que par les noms géographiques qu'il nous a laissés. Ceux-ci sont de forme non-indoeuropéenne : (Parnassos, Cnossos, Tirynthos, etc..) Donc A et B écrivent en toute vraisemblance une langue d'origine non-indo-européenne. Or, parmi les 60 signes les plus usités de B, il en existe huit qui se retrouvent dans C. Le problème est donc le suivant : étant donné la valeur phonétique que l'on peut donner par analogie aux huit signes communs de B et de C, quelle est la langue non indo-européenne qui permet de donner une valeur stable aux 52 signes restant? Essais et échecs. II. La fausse analogie Ces échecs conduisirent à abandonner l'idée que les signes communs à B et à C conservaient la même valeur phonétique dans les deux écritures. On abandonna l'analogie externe au profit d'un manque d'analogie interne entre B et C, manque d'analogie de structure qui semblait démontrer que B ne pouvait pas écrire le grec. En effet, parmi les signes communs à B et à C se trouve le signe employé par C pour la terminaison des mots qui présentent un s en grec. Cette terminaison est très fréquente en grec. Or, en B, ce signe ne se présente jamais comme signe terminal. Donc en raisonnant toujours par analogie entre C et B, on peut dire que, puisque C écrit le grec, il est impossible que B l'écrive aussi, d'autant qu'il n'existe, en B, aucun autre signe présentant la distribution nécessaire pour représenter le s terminal du grec. La preuve statistique parut très forte. On en conclut que B écrivait bien un langage non-indo-européen. La preuve fut acceptéela théorie pan-minoenne de Evans fut admise. On piétina durant un demi siècle. III. La vraie analogie Alice Kober établit une liste de mots (connue sous le nom de « triplets de Kober » ) qui ne différaient que par le dernier, ou par les deux derniers signes. Elle proposa d'établir par de semblables méthodes les analogies internes du langage écrit par B, avant de rechercher les analogies externes de ce langage avec quelque autre langue. Mort d'Alice Kober. Premiers essais de Ventris. Extension de la notion d'analogie interne à la notion linguistique d'inflexion. Alors en raisonnant par analogie avec les autres langues à inflexions connues, on peut arriver à classer les signes de B, qui forment ces inflexions, en signes qui comportent la même voyelle accouplée à des consonnes différentes et en signes comportant la même consonne accouplée à des voyelles différentes. Cela peut se mettre sous forme de tableau à double entrée. Extension progressive du tableau initial de Kober par Ventris grâce à l'utilisation de certains idéogrammes et de signes de numération figurant sur les tablettes. Cela permit de reconnaître les inflexions du masculin, du féminin et du neutre, cas que l'on peut coupler avec les inflexions dues au singulier et au pluriel. Longtemps Ventris ne parvint pas à s'affranchir des théories panminoennes de Evans, se restreignant volontairement à n'envisager que les seules analogies internes de structure. Cependant, vers 1952 l'analogie de la langue écrite par B avec quelque forme archaïsante du grec devient de plus en plus forte. Enfin, en été 1952, Ventris parvient à lire les triplets de Kober. On s'aperçoit alors que l'analogie externe existant entre B et C était un fil conducteur parfaitement valable, c'est-à-dire que les signes identiques employés par ces deux écritures conservent bien des valeurs phonétiques à peu près identiques en cypriote comme en mycénien. Ce sont les règles de grammaire de ces deux écritures qui, si elles sont bien analogues, ne sont pas identiques : en particulier le s final s'écrit en cypriote, et ne s'écrit pas en mycénien. La preuve d'Evans s'écroule, entraînant l'effondrement de toute sa théorie. La fausse analogie conduit à la théorie erronée du pan-minoïsme, selon laquelle ce seraient les Cretois qui auraient conquis la Grèce continentale, y imposant leur langue non-indo-européenne. La vraie analogie conduit à la conclusion inverse : ce furent les achéens qui conquirent la Crète et qui y imposèrent leur langue : le grec conservé sur les tablettes linéaires B. Maintenant il faut réécrire l'histoire de l'âge de bronze en Grèce, c'està-dire l'histoire des origines de la civilisation occidentale. 
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